“Comment un soldat peut-il, du jour au lendemain, devenir taliban ?”

Pamir Institute: How can a soldier overnight become a Taliban

Image de couverture Archives AFP / Gohar Abbas

La chute du Wakhan : première partie

Par:

Gohar Abbas

Note de la rédaction : Cet article est la première partie d’une série basée sur des conversations tenues avec les habitants du Corridor du Wakhan sur une période de deux mois. Les échanges étaient en langue wakhie et ont été modifiées pour plus de clarté. Les noms des personnes ont été changés pour éviter leur identification.
Pamir Institute: Commerçants et yaks dans le couloir de Wakhan. (Archives AFP / Gohar Abbas)
Commerçants et yaks dans le couloir de Wakhan. (Archives AFP / Gohar Abbas)
  • Note du traducteur: à la différence de quasiment tous ceux qui ont écrit sur cette haute région montagneuse, Gohar Abbas, y est entré depuis le Pakistan par le col d’Irshad (4977 m). Il s’agit d’un passage situé quasiment à la latitude de Bozai Gumbaz, Petit Pamir. Pour l’auteur, les termes de “Corridor du Wakhan” et de “Petit Pamir” paraissent équivalents. Il les emploie, semble-t-il, indifféremment. Côté pakistanais, dans la vallée de Chapursan, au pied du col d’Irshad les habitants mentionnent le lieu de la scène rapportée, dans le présent article, sous le nom de Petit Pamir sans faire référence au Wakhan. Les visiteurs occidentaux, voire Afghans, considèrent que le corridor du Wakhan commence à Qazideh, vingt kilomètres après la petite ville d’Ishkashim. Il se prolongerait jusqu’à Sarhad e Broghil, à partir duquel s’étendrait le Petit Pamir jusqu’à la frontière chinoise. Tout cet ensemble est, néanmoins, appelé administrativement sous le terme de “district du Wakhan” en incluant, de plus, le Grand Pamir. Stricto sensu, le Wakhan est une rivière, Wakhan-Daria, prenant sa source à quelques kilomètre de Bozai Gumbaz. En direction d’Ishakashim, à la hauteur de Langar, elle s’unit à la rivière Pamir (séparant le Grand Pamir du Tadjikistan) pour former le Piandj devenant, par la suite, l’Amou Daria.
  • Taliban est déjà un pluriel. Comme en anglais, nous n’y mettrons pas de “s”. Le singulier est “Talib” ou “Taleb”. Nous avons toutefois conservé l’usage de l’auteur qui utilise le terme “Taliban”, même au singulier.
  • Le premier sous-titre, en anglais, était “Hungry bastards”. Il est approximativement traduit en “Bande d’avides salopards !”.
Pamir Institute: North-eastern Afghanistan: Upper Wakhan, Big Pamir & Little Pamir
Nord-est de l’Afghanistan : Haut Wakhan, Grand Pamir et Petit Pamir. La scène du présent article se déroule dans le “Petit Pamir” (Little Pamir), à proximité du lac Chaqmatqin, la tache sombre sur la carte, à 4024 m d’altitude.


“Bande d’avides salopards !”


Tenant ses jumelles, Boi, un Kirghize ethnique, surveillait ses yaks quand quelque chose d’autre attira son attention. Trois hommes à cheval se dirigeaient vers lui depuis le Sud. Il posa ses jumelles, regarda dans cette direction à l’œil nu puis vérifia, à nouveau, avec son instrument, afin de confirmer leur identité.

Pamir Institute:Un Kirghiz du Petit Pamir avec sa femme et son petit (?) fils - Archives Dinara Kanybek Kyzy, Oct 2016
Un Kirghiz du Petit Pamir avec sa femme et son petit (?) fils – Archives Dinara Kanybek Kyzy, Oct 2016

« Bande d’avides salopards ! » jura-t-il en kirghize avant de se précipiter à l’intérieur de sa maison en ordonnant à sa femme de préparer du thé pour ces “invités” non conviés, qui se dirigeaient vers lui.

“Ils reviennent ici, je ne sais pas quand ils auront enfin fini de se bourrer la panse”, se murmura-t-il en maudissant la terre, les hommes et son sort.

Sa femme, ignorant ses jurons, commença à empiler des bouses de yak séchées dans le fourneau en terre, la seule source de combustible dans ce territoire inhospitalier, qui relie l’Afghanistan à la Chine, au Pakistan et au Tadjikistan.

Boi pense qu’il est au début de la cinquantaine, car dans cette région reculée, le temps n’existe pas. Mais les rides de son visage et les sillons profonds cerclant ses yeux le font plutôt ressembler à un homme de 70 ans, en raison de l’usage excessif de l’opium, lequel est disponible en abondance. Boi en profite largement comme d’autres membres de sa communauté. Il consomme ce psychotrope pour faire face à la tristesse, au bonheur et à l’ennui, et parfois « juste pour tuer le temps ». C’est un remède à tout dans le corridor du Wakhan.

Ce n’est pas que Boi ne soit pas considéré comme assez important pour garder une trace de sa date de naissance ou de son mariage. C’est juste une tradition dans cette partie de l’Afghanistan. La notion d’état-civil n’existe pas, non seulement pour Boi, mais aussi pour toute la population de cet espace aux conditions naturelles hostiles.

Les hommes et femmes du corridor du Wakhan n’ont aucune preuve papier de leur identité, autre que leur propre existence physique. Ainsi, il n’y a pas de dates de naissance ou d’anniversaires. La seule référence à un événement est un autre événement, comme lorsque quelqu’un est né, lorsque quelqu’un d’autre a perdu son père, sa mère, son fils ou sa fille. Et si ces repaires ne sont pas disponibles, il faut se tourner vers le bétail pour seule indication. L’anniversaire d’un individu peut coïncider avec la naissance ou avec la mort d’un yack chéri. Mais cela peut aussi être raccroché à un épisode de violentes intempéries, qui auraient causé des dommages particulièrement importants.

Filles et garçons kirghizes du Petit Pamir – Archives Dinara Kanybek Kyzy, Oct 2016

Également connu sous le nom de Petit Pamir, le Corridor du Wakhan(voir NDT, ci-dessus) a été créé au XIXe siècle comme zone tampon du “Grand Jeu” entre la Russie tsariste et l’Inde britannique. Le corridor est, depuis lors, resté vierge de tout type de gouvernement.

Boi avait eu suffisamment de temps pour réchauffer la pièce réservée aux visiteurs, connue localement sous le nom de mehmon khona, avant que ces derniers ne puissent arriver. Il s’agissait de soldats de l’armée afghane chargés de la sécurité de cette zone frontalière de la Chine, du Pakistan et du Tadjikistan.

Les Kirghizes du Pamir Afghan connaissent “leur” commandant sous le nom de Qumondon. Il n’a pas bonne réputation et n’est pas apprécié. Le dégoût que ce gradé suscite est d’abord dû au fait qu’il s’agit d’un personnage impoli et irrespectueux, ainsi que d’un islamiste pur et dur. Il considère les croyances religieuses des Kirghizes comme « non-islamiques ». L’autre raison d’une telle aversion résulte de son exigence à obtenir, sans rétribution, des yaks ou des laitages, à chacune de ses visites.

Pamir Institute: Les Kirghizes du Petit Pamir vivent dans des yourtes ainsi que dans des maisons en pierre et en terre - Archives Dinara Kanybek Kyzy, octobre 2016
Les Kirghizes du Petit Pamir vivent dans des yourtes ainsi que dans des maisons en pierre et en terre – Archives Dinara Kanybek Kyzy, octobre 2016

Malgré le fait que les locaux n’aiment pas ces individus méprisables, ils considèrent comme un honneur chaque visite du détachement chez eux. Cela leur donne le privilège d’être proche du pouvoir.

Il existe un lien spécial avec Boi. Il est “leur” homme dans la région, ce qui lui donne la liberté illégale de chasser la faune protégée, y compris le mouton de Marco Polo. Il en partage le butin avec les militaires.

Mais Boi les avait déjà « servis » hier et il ne les attendait pas au moins avant deux semaines. Il était inquiet, car des visites fréquentes signifiaient des « cadeaux » répétés de yaks. Il allait finir par perdre son bétail avant l’arrivée des hivers rigoureux.

Pamir Institute: Ce n'est pas encore l'hiver mais il neige déjà. Petit Pamir  - Archives Dinara Kanybek Kyzy, Oct 2016
Ce n’est pas encore l’hiver mais il neige déjà. Petit Pamir – Archives Dinara Kanybek Kyzy, Oct 2016

Pourtant, Boi n’avait aucune idée du fait qu’il allait être confronté à la plus grande surprise de sa vie.


“Vous vous moquez?”


Après s’être occupé des chevaux de ses “invités”, Boi entra dans la mehmon khona, où les soldats étaient déjà assis autour du feu.

“Voulez-vous du yak ou de l’agneau”, demanda le maître de maison aux militaires tout en cachant sa haine et son irritation. Mais, à sa grande surprise, le Qumondon dit que cela n’était pas nécessaire. Il lui demanda de s’asseoir, car il était là pour discuter de quelque chose d’important.

Le chef du trio armé avait l’air inquiet et Boi n’eut pas le courage de demander de quoi il en retournait. Il était donc assis, là, en silence, lorsque sa femme l’appela pour venir chercher le thé qu’elle avait préparé pour les visiteurs.

Les soldats prenaient le thé sans rien dire. Seulement après en avoir terminé, le commandant s’éclaircit la gorge pour lâcher une volubile tirade contre l’armée afghane, la maudissant de ne pas être à la hauteur des attentes du peuple afghan. Il parla longuement de la corruption et de l’incompétence des forces de défense nationale.

Boi eut envie de dire qu’il était d’accord avec lui, mais il en décida autrement. Il se tenait posé sur son postérieur, observant un strict mutisme, et donnait une image de soumission en écoutant le monologue du commandant. Mais, au fond de lui-même, il était heureux et se sentait comme un roi écoutant un bandit en train d’admettre ses exactions.

C’est à la fin de ses prolixes « divagations », que le Qumondon informa Boi de la chute de Kaboul. Mais Boi n’y prêta même pas attention, enthousiasmé qu’il était d’entendre le chef de bande avouer sa corruption et son incompétence. Boi avait l’impression que le voyou galonné confessait ses propres délits.

Il essaya de cacher son sourire lorsque ce dernier lui demanda s’il avait écouté ce qu’il venait de dire, ce à quoi Boi opina de la tête.

“Alors, qu’est-ce que je t’ai dit”, demanda le guerrier d’un air autoritaire, ramenant Boi à la réalité. Il appréciait simplement les confessions du commandant, mais il réalisa alors que lui, Boi, il n’était pas un maître, seulement un tributaire résigné.

Il resta muet jusqu’à ce que le commandant pose la question une nouvelle fois. A cette deuxième occasion, sa voix était devenue plus stridente.

“Vous avez dit que l’armée afghane est corrompue et incompétente”, répondit Boi au commandant.

“Oui, mais j’ai aussi annoncé autre chose”, déclara le Qumondon. Avant que Boi ne puisse souffler quoi que ce soit, l’un des soldats lui coupa la parole en déclarant que Kaboul était tombée aux mains des taliban.

“Oui, c’est ce que je viens d’expliquer”. Le patron des militaires regarda Boi avec une frustration visible sur son visage.

“Pourquoi devrions-nous nous en soucier”, rétorqua finalement Boi.

“Que veux-tu dire? Pourquoi devrions-nous nous en soucier? Nous devrions nous en soucier parce que nous avons maintenant un nouveau gouvernement !”, contre-attaqua le commandant.

Mais Boi avait été aiguillonné par le discours qui lui avait été débité. Au fond de lui-même, il était « heureux » parce qu’il n’aurait plus à donner de yaks gratuits aux soldats, alors il extériorisa ses pensées.

« Pourquoi devrais-je me soucier du gouvernement ou des taliban ? Ils ne signifient rien pour nous et nous n’existons pas pour eux », déclara-t-il.

“De toute mon existence, je n’ai jamais vu le gouvernement, alors pourquoi devrais-je me préoccuper des taliban?”

“Toute notre vie tourne autour de nos yaks et de notre nourriture. Ils signifient tout pour nous. Par ailleurs, qui se soucie de nous ou de cet endroit? Nous n’avons jamais existé pour le reste du monde et nous resterons inexistants pour les taliban, aussi.”

Boi
Pamir Institute: Yaks pâturant dans le Wakhan; ils seront troqués contre des marchandises et de la nourriture. (Archives AFP / Gohar Abbas)
Yaks pâturant dans le Wakhan; ils seront troqués contre des marchandises et de la nourriture. (Archives AFP / Gohar Abbas)

“Pourquoi devrais-je m’inquiéter des talibans ou de Kaboul ? Si mes Yaks survivent à l’hiver, si je survis à l’hiver, si mes enfants et ma femme survivent à l’hiver et si j’ai assez de nourriture pour rester en vie, cela signifie le monde pour moi.”

Boi se sentait soulagé parce que les soldats l’avaient obligé à massacrer, pour eux, certains de ses yaks les plus aimés. La chute de Kaboul signifiait se débarrasser des militaires parasites.

« Pourquoi devrais-je me soucier de qui dirige l’Afghanistan ?” Il venait de terminer sa phrase lorsqu’un des soldats l’interrompit et lui conseilla de s’en soucier, car le pays était désormais entre de « bonnes mains ».

Par la suite, Boi révélera qu’il avait choisi de ne pas répondre à l’homme de troupe. Pendant que ce dernier essayait encore de dire quelque chose, le Qumondon se mit à agiter les mains devant lui, l’empêchant d’ajouter quoi que ce soit. Un silence suivi. Un l-o-n-g silence inconfortable.

Boi avait déjà commencé à s’inquiéter lorsque le commandant alluma une cigarette.

Le Kirghize lui en aurait bien demandé une mais il avait peur de le contrarier.

“A partir d’aujourd’hui, les talibans contrôleront la zone et les gens d’ici suivront leurs ordres”, déclara le chef à Boi, en exhalant un épais nuage de fumée.

Boi se tendit et demanda si les talibans viendraient dans la région. Des «milliers» de réflexions effrayantes traversaient son esprit. Il avait entendu tant de choses négatives sur les talibans. Il s’inquiétait pour la sécurité de sa famille, de sa vie et de ses yaks bien-aimés.

Pamir Institute: Yaks dans le Petit Pamir  - Archives Dinara Kanybek Kyzy, Oct 2016
Yaks dans le Petit Pamir – Archives Dinara Kanybek Kyzy, Oct 2016

Et si les talibans abattaient tous ses yaks ou, pire, les violaient? Après tout, il avait entendu rapporter qu’ils violaient les animaux et tuaient les humains.

Il était perdu dans ses méditations lorsqu’il entendit le commandant lui demander s’il écoutait.

Boi le regarda et avant qu’il ne puisse le questionner, celui-ci s’enquerra de savoir s’il aimerait rencontrer les taliban.

Mais Boi n’eut pas le temps de prendre la parole, l’un des soldats montra le Qumondon et lui proposa de faire connaissance avec le nouveau chef des taliban pour la région.

Le Kirghize regarda le gradé avec incrédulité. L’homme secouait la tête et souriait.

Boi ouvrit finalement la bouche « Vous vous moquez? Vous êtes un militaire, un commandant de l’armée afghane ». Il pensait que les soldats se gaussaient de lui et lui faisaient peur, tout en abusant de sa servile naïveté.

« Quel soldat, de quel soldat et de quelle armée parles-tu », déclara le commandant.
Boi les suppliaient d’arrêter de jouer avec lui. Les deux subordonnés riaient, mais le chef avait un air sérieux et il enjoignit Boi d’apprendre à vivre avec la “nouvelle réalité”.

« J’étais soldat hier, mais aujourd’hui je suis le taliban et c’est la nouvelle réalité. Plus tôt, tu le comprendras et tu l’accepteras, le mieux ce sera pour nous tous », lui dit le commandant avec un visage grave.

Qumondon

Le commandant lui ajouta alors que toutes les dispositions légales qui existaient jusqu’à la veille n’étaient plus valables.

Dans cette partie du monde, les gens n’ont, de toute façon, aucun usage de la législation. La seule loi est d’informer les militaires de l’arrivée des marchands pakistanais ou de celle de tout touriste occidental.

Pamir Institute: Troupeau, Petit Pamir - Archives Dinara Kanybek Kyzy, Oct 2016
Troupeau, Petit Pamir – Archives Dinara Kanybek Kyzy, Oct 2016

Les militaires ordonnèrent à Boi d’appeler les autres personnes de la maison la plus proche pour les avertir.


Désappointement


Boi parla à trois autres hommes par son talkie-walkie, les informant de la prise de contrôle des talibans et les invitant chez lui pour rencontrer les nouveaux dirigeants. Yoqub, qui écrasait un comprimé de panadol pour sa dose matinale d’opium, était si excité qu’il laissa ses préparations psychotropes inachevées et se précipita chez Boi lorsque son fils le mis au courant de la situation. Il était «heureux» de voir enfin un «vrai taliban».

“Où sont les talibans”, demanda-t-il au fils de Boi qui nourrissait les chevaux. Avant même que le garçon ne puisse répondre, Boi sortit et l’injuria à son habitude.

“Alors, à quoi ils ressemblent”, demanda Yoqub à Boi avec enthousiasme. Mais Boi, le vieil homme grincheux, grommela “ils ressemblent à ton père”. Et il lui ordonna de “fermer sa gueule”.

Pourtant, à sa grande consternation, le nouvel arrivé ne trouva que les militaires afghans à la place des taliban. Il pensa que Boi l’avait peut-être piégé pour donner des yaks aux soldats.

Il se tenait là, « confus », jusqu’à ce qu’un des soldats le réprimande de se tenir dressé “comme une idole” et lui ordonne d’embrasser les mains du nouveau commandant taliban.

Yoqub fut initié à la “nouvelle réalité” et il lui a été fait savoir qu’il pouvait chasser. Il ne devait plus avoir peur des caméras, que le WWF (Fonds mondial pour la nature) avait installées pour suivre le léopard des neiges et le mouton de Marco Polo, espèces en voie de disparition.

Yoqub raconte que le commandant l’a incité à détruire les caméras s’il en apercevait.
“Je vais chasser le premier mouton de Marco Polo pour le commandant”, a-t-il déclaré.
Il est heureux de pouvoir enfin partir à la chasse, mais une question le tracasse encore.

« Comment un soldat peut-il devenir taliban du jour au lendemain » ?

Yoqub

Edition et traduction de Bernard Grua

A suivre…

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Au sujet de l’auteur et des photographies

Les images d’archives de cet article sont issues d’un reportage réalisé par Gohar Abbas pour l’Agence France Presse (AFP) dans le Corridor du Wakhan et dans le Petit Pamir, en 2017. A Londres, son récit « Le pays suspendu entre l’enfer et le paradis » a reçu le prix FPA de l’année en matière de voyage et de tourisme. Les autres photos sont une courtoisie de Dinara Kanybek Kyzy de Bichkek (Kirghizstan), une jeune femme qui a pris part à une mission humanitaire gouvernementale au Petit Pamir, en 2016. Qu’elle en soit, ici, remerciée.

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